Gossip Girl RPG - Lux & Veritas, welcome to Yale

Bienvenue à New York, dans l'Upper East Side, où mes amis et moi vivons Tout le monde connaît la célèbre rengaine de Gossip Girl, bien sûr. Et pourtant cette année, les choses pourraient devenir très différente, bienvenue Yale, et autres Elites - eurk
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 There's a guy behind the window. | Lucaa.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mona Fletcher
Bella Ragazza | Lovely Child
avatar

Féminin Nombre de messages : 443
Age : 23
I heart : Working hard hard hard.
Humeur : UP.
Date d'inscription : 24/12/2007

MessageSujet: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Mar 5 Fév - 0:57

Il était 9h du matin. La jeune Mona Fletcher avait à peine émergé de son profond sommeil, mais elle se sentait en pleine forme, et elle avait d'ors et déjà décidé de ne pas perdre plus de temps et de sortir prendre l'air - et, accessoirement, de visiter New Haven un peu plus. En effet, elle n'en avait pas encore eu l'occasion, et, bien que la ville en elle-même n'avait rien d'exceptionnel, la jeune Italienne était avide de nouveaux lieux, et elle avait hâte de tous les découvrir. Elle sortit donc de son lit, alla sur la pointe des pieds jusqu'à la salle de bains pour ne pas réveiller ses flemmards de colocs et laissa couler l'eau. Elle enleva sa nuisette en deux temps trois mouvements, s'engouffra dans la douche et un jet d'eau plutôt froide l'aspergea de haut en bas. Mona se retint de pousser un hurlement et actionna l'eau chaude pour équilibrer un peu les choses. Dix minutes plus tard, elle sortit en grelottant, s'enroula de la serviette la plus proche et regagna sa chambre. Elle ouvrit ensuite son dressing, qu'elle n'avait pas encore eu le temps d'organiser, de sorte qu'elle avait jeté tous ses vêtements à l'intérieur sans prendre le soin de les plier ni de les accrocher aux ceintres. En gros, c'était un vrai bordel, et elle avait du mal à repérer quoique ce soit là-dedans. Cependant, elle ne se laissa pas faire pour autant, et la jeune fille plongea sa main en quête d'un jean, quelqu'il soit, et d'un haut plus ou moins portable, mais elle finit par apercevoir une adorable robe de Lauren Moffatt, une pure merveille qu'elle s'était procurée l'année précédente mais qu'elle affectionnait plus que tout. Elle l'enfila alors, puis elle chaussa une paire de ses nombreuses ballerines Repetto et sortit de l'appart' sans bruit, un sac Fendi sous le bras - notez la petite touche patriotique de la jeune fille. Une fois dehors, Mona songea à prendre un taxi, mais elle eut la présence d'esprit de remarquer qu'elle n'avait aucune destination à indiquer au chauffeur si elle en hélait un, aussi décida-t-elle de faire sa visite à pied. New Haven n'avait rien de comparable avec Rome, ni même NYC, pour rester sur le même continent, mais elle avait aussi ses grandes enseignes, et la jeune Italienne passa près d'un bon nombre d'entre elles sans jamais y entrer. Cependant, lorsqu'elle vit celle du Starbucks Coffee, son estomac lui ordonna sur-le-champ de pousser la porte et d'y entrer, étant donné qu'elle n'avait pas pris de petit-déjeuner. Mona ne se fit d'ailleurs pas prier : la rumeur disait qu'ils servaient les meilleurs cappuccinos au monde et, bien qu'ayant été inspirés par les bars à espresso italiens, elle en doutait quelque peu, ce pour quoi elle voulait se faire sa propre opinion. Ainsi, elle se retrouva assise à une table près de la fenêtre, à regarder les gens passer, tandis qu'on s'activait derrière les comptoirs pour lui apporter son double espresso. L'ambiance qui y régnait était chaleureuse, à la différence des fast-food où Mona avait eu l'occasion de manger quelques fois, et qui vous donnaient l'impression de vous embarquer dans une course contre la montre - comme dans le cas du McDo, pour ne citer que lui. Bon, ce n'était peut-être pas la même impression pour tout le monde, mais pour faire bref, Mona se sentait particulièrement bien, en ce moment-là. D'ailleurs, les serveurs étaient tous craquants, et polis à moort, à croire qu'ils avaient bien compris la leçon du client est roi - ce qui n'était pas le cas partout, évidemment. La jeune fille laissa échapper un mince soupir d'aise et croisa ses interminables jambes de mannquin, puis elle s'accouda à la table et jeta un coup d'oeil par la fenêtre. Les gens qui habitaient New Haven n'avaient rien d'excentrique. Ils étaient même TROP normaux, ça en devenait insensé. Cependant, à peine cette pensée avait-elle effleuré l'esprit de la jeune fille qu'un garçon qui n'avait rien d'aussi banal passa sous ses yeux. Elle fronça légèrement les sourcils, s'efforçant de se rappeler où elle avait vu sa bouille, puis elle le reconnut aussitôt et frappa doucement à la vitre pour qu'il se retourne. Elle lui fit alors un laarge sourire content de petite fille et attendit qu'il le rejoigne. Bon, si vous n'avez toujours pas compris, il s'agissait de Luca, le seul Italien qu'elle avait vu depuis qu'elle avait mis les pieds aux States, et elle l'avait trouvé franchement adorable quand ils étaient en avion. D'ailleurs, elle lui avait même avoué avoir été littéralement amoureuse de lui et de ses films étant plus jeune, mais elle ne savait pas elle-même si c'était toujours le cas à présent. Enfin, l'avenir nous le dira.. peut-être.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://burstingHEART.over-blog.com
Luca Di Cerziti
Lux & Veritas | Very Important Yalie
avatar

Nombre de messages : 71
Age : 29
I heart : Talking, Smiling, Reading, Sleeping. In that order
Humeur : Happier than ever
Date d'inscription : 03/02/2008

MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Mar 5 Fév - 2:54

Il était tôt, si tôt que ce mot semblait avoir été inventé pour faire souffrir une bonne moitié de l’humanité. Mais ce jour là, étrangement, Luca n’avait pas eu de mal à se lever, et, soyons franc, on aurait même pu le qualifier d’enthousiaste. Ne nous détrompons pas, ce garçon était toujours enthousiaste, et l’idée même de prononcer ce mot le mettait habituellement de bonne humeur. Mais c’était là que l’on pouvait faire le parallèle entre ce qu’il aimait être, et l’heure à laquelle il aimait l’être que ça commençait à se corser. Se lever tôt n’avait jamais fait partie de sa liste de priorité, et c’était une innombrables choses que l’humanité lui avait toujours reproché. Depuis longtemps il avait prit l’habitude de qualifier toutes les personnes qui l’ennuyaient un tant soi peu d’humanité, parce que ça allait plus vite que de tous les citer. Et puis, ça n’était pas comme si il était rancunier, et qu’il se rappelait vraiment de qui avait osé dire une chose pareille… Qui était vraie.

Mais donc, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, et nous étions en présence d’un individu installé sur une Terra Inconita, pour lequel l’idée même de découvrir le monde dans lequel il allait vivre s’avérait être beaucoup passionnant, une fois n’était pas coutume, que de profiter des bras salvateurs de Morphée. En cette matinée, le jeune homme avait ouvert les yeux sans l’aide d’un quelconque appareil électronique permettant de donner l’heure, ou presque, car, avouons-le, un coup de téléphone de sa chère génitrice avait eu pour résultat de l’éveiller totalement, et de maudire accessoirement le crétin qui avait eu l’idée d’inventer les décalages horaires… Mais après coup, il avait comprit que c’était ce qu’il y avait eu de mieux à faire. Se lever. Si tôt. Pour profiter du temps et des alentours. Sitôt levé, qu’il s’était douché, rasé, et vêtu simplement d’un jean, d’un tee-shirt blanc et d’une veste dont le bleu nuit élégant avait toujours permis d’aller avec toute occasion ou presque. Ainsi vêtu, mais néanmoins la tête toujours perdue quelque part au milieu de l’océan car le téléphone l’avait tiré d’un rêve particulièrement intriguant dans lequel il apprenait qu’il était en fait un habitant d’Atlantide, il attrapa le kit PPC (Portable, Portefeuille et Clés) et quitta l’hôtel, non loin du campus, habituellement réservé à la vindicte des parents inquiets, dans lequel il était installé depuis deux jours en attendant de retrouver un appart, puisque, rappelons-le, il s’était fait virer de chez son colocataire.

L’idée d’attraper une carte lui permettant de repérer les lieux, ou de vérifier l’endroit ou il pourrait bien se rendre, en regardant sur un quelconque site Internet lui avait traversé l’esprit quelques secondes avant qu’il ne quitte l’appartement, mais s’était auto-stoppé dans son élan lorsque la reprise de Mr Brightside par Paul Anka avait bondit du minibar qui visiblement faisait aussi radio, et était venue se ficher dans son crâne comme une mélodie obsédante, qui avait effacé toute autre pensée utile à sa survie.

Ainsi dehors, il songea quelques secondes qu’il n’avait aucune idée de l’intérêt potentiel que pourrait avoir un « village » comme New Heaven, mais avait tout de même commencé à marcher en chantonnant la mélodie de la radio, près à esquisser un pas de danse tous les deux mètres. Arrivé au centre ville, l’endroit censé fourmiller de vie, envoya des bonjours de tous les cotés, histoire de partager sa bonne humeur avec l’humanité (encore elle), dont l’échantillon présent n’avait à vrai dire pas l’air d’humeur aussi badine que lui. Soit, loin de se laisser aller à la monotonie de celui qui n’a personne avec qui partager son allégresse, en tant qu’éternel habitué de ce genre de sentiment, il se laissa tenter par une librairie qui se trouvait justement devant lui.

A l’intérieur se trouvait un vieil homme, portant une chemise à carreaux sous un gilet sans manches d’un brun étrange, et dont les lunettes à épaisses montures d’écaille rappelèrent immédiatement à Luca son désir de devenir comme ça plus tard. Ce qui faisait partie des nombreux buts de sa vie. Le vieil homme, après quelques mots échangés, lui conseilla avec beaucoup d’ardeur un livre qu’il venait lui-même de terminer, et, le jeune homme, après en avoir fait l’achat, quitta la boutique en promettant de revenir bientôt, et se remit en marche d’un pas beaucoup plus lent, déterminé à compter le nombre d’étoiles dorées qu’il y avait sur le papier cadeau du bouquin, car oui, il l’avait fait emballer pour la simple et bonne raison qu’il adorait déballer les livres.

C’est pourquoi il put entendre le léger bruit produit par la jeune femme qui se trouvait de l’autre coté de la vitre. Une hésitation, le temps d’identifier la source qui avait intrigué son oreille, et, après un sourire montrant qu’il l’avait lui aussi reconnue, il avança les quelques pas qui le séparaient de l’entrée du café, et cinq secondes plus tard, il atterrissait en face de Mona, les yeux aussi brillants que ceux d’un petit garçon le jour de noël, le sachet contenant son nouveau livre posé à coté de lui sur la table.

« Bonjour Mona! C’est dément comme l’Amérique a un coté fiction qui ne me déplait pas… on se croise beaucoup plus tôt qu’on aurait pu le penser. Enfin, j’ai croisé pas mal de monde, tu sais, le libraire qu’il y a dans le « La belle et la bête » de Disney habite à New Heaven! Tu attends quelqu’un? »

Il était sérieux, n’en doutez même pas.


Dernière édition par le Mar 5 Fév - 23:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.duty.up-your.com
Mona Fletcher
Bella Ragazza | Lovely Child
avatar

Féminin Nombre de messages : 443
Age : 23
I heart : Working hard hard hard.
Humeur : UP.
Date d'inscription : 24/12/2007

MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Mar 5 Fév - 23:13

Mona était vraiment heureuse d'être tombée sur Luca. Elle ne se voyait pas vraiment siroter son double espresso toute seule et glander au Starbucks comme une pauvre esseulée de la vie, quoique, au fond, ça ne l'aurait pas plus dérangée que ça. Mais bon, hein, elle était contente, point. Elle le regarda alors s'asseoir avec une béhatitude digne de Blanche-Neige, puis elle éclata de rire lorsqu'elle l'entendit parler de La Belle et la Bête. Sérieusement, elle avait vraiment de la veine de l'avoir rencontré. Elle avait l'impression qu'au moins, lui était sur la même longueur d'ondes qu'elle - ce qui n'était pas le cas de toutes les personnes qu'elle avait rencontrées jusque là. Il n'y avait qu'à voir l'une de ses colocs, Veronica. On aurait vraiment dit qu'elle s'était trompée de planète en venant à Yale, et la jeune fille s'interrogeait toujours sur le pourquoi du comment de son acceptation à l'université. Mais bref, à la limite, ça ne l'intéressait pas tant que ça, c'était bon pour les commères, et elle était loin d'en être une, sage comme elle était (a). Donc, revenons à Luca. Quel prénom adorable, aussi. Evidemment, si Mona avait rencontré un Lucas américain, elle l'aurait certainement trouvé très banal, mais la différence résidait là. Et aussi dans le fait qu'elle l'avait adoré pendant des semaines entières et qu'elle avait collectioné des posters de lui pendant une durée de temps assez longue - mais étant enfant, entendons-nous bien. N'allez pas imaginer qu'elle était toujours une de ces fans surexcitées à l'idée d'obtenir l'autographe de leur starlette préférée. De toutes façons, elle n'avait jamais été jusqu'à se comporter comme ça : elle n'avait jamais eu beaucoup de temps pour penser à organiser des rencontres de fan club ou des trucs du genre aussi insipides que futiles. Ce pour quoi elle ne s'était pas réellement sentie gênée en avouant au jeune homme qu'elle avait été littéralement raide dingue de lui à l'époque où il était à l'affiche des films au cinoche. Mais bon, assez tourné autour du pot. Mona le gratifia d'un large sourire (bis) et répondit :

- J'ai hâte de le voir, tu m'emmèneras le voir, au moins, monsieur libraire ? J'ai déjà vu La Petite Sirène dans un musée mais la pauvre a fini comme la statue d'Eric, c'est triste.

On lui apporta alors son double espresso, et elle adressa un vague merci au serveur. Sa tasse entre les deux mains, elle en fixa le contenu des yeux comme si elle s'attendait à ce qu'un farfadet en sorte et lui joue un mauvais tour, mais non, ça avait l'air délicieux, le parfum qui se répandait tout autour mettait l'eau à la bouche, ça avait l'air parfait, peut-être même autant que les cafés Italiens - mais pas plus, faudrait pas abuser non plus. Cependant, alors qu'elle s'apprêtait à en boire une gorgée, elle leva les yeux vers Luca et lui demanda :

- Oh et tu ne prends rien ? J'attends personne, au fait.

Ca se saurait, d'ailleurs, si elle attendait quelqu'un. Ses premiers jours à New Haven s'étaient déroulés assez tranquillement. Elle avait rencontré quelques personnes, mais sans plus. Elle n'avait pas encore eu l'occasion de sortir avec quelqu'un, ne serait-ce que pour le plaisir de flâner à deux ou à plusieurs, et, si l'on prenait en considération son caractère asocial, c'était assez compréhensible, voire même normal et dans l'ordre des choses. Et puis, même si elle avait réellement un rendez-vous, elle détestait plus que tout attendre la personne concernée plus que deux secondes. Ouais, vachement patiente, la demoiselle. Et, le comble, c'était qu'elle blâmait sans complexe les gens qui arrivaient en retard, mais elle oubliait souvent dans ces cas-là qu'elle non plus n'était pas un modèle de ponctualité. Au contraire, bien qu'elle ait la tête bien sur ses épaules, il lui arrivait souvent de ne se préparer qu'au dernier moment pour sortir retrouver quelqu'un, et plus elle prenait de temps, plus l'envie lui prenait d'annuler les plans qu'elle avait en tête, mais elle finissait quasiment toujours par prendre son courage à deux mains et sortir de son chez elle, même avec une demi heure de retard. Evidemment, ce n'était qu'un détail pour la belle, qui ne supportait pas de voir ses propres défauts chez d'autres personnes. La plupart des gens de son entourage avaient fini par s'habituer à son sale caractère et elle-même avait corrigé certaines de ses mauvaises habitudes, mais rien de bien flagrant puisqu'elle était convaincue qu'elle ne serait plus tout à fait elle-même si elle se débarassait de tout ce qui faisait d'elle une tête de mule bornée et maniaque. D'ailleurs, au même moment où elle termina sa phrase, elle aperçut une goutte de café sur la table et elle s'empressa de l'essuyer avec l'une des serviettes en papier qui se trouvaient sur la table - sinon elle ne se serait pas sentie tranquille. Pour une fille qui laissait s'empiler ses vêtements sans jamais rien ranger - ou presque - c'était pour le moins bizarre, mais elle était parfois tellement contradictoire avec elle-même qu'on ne savait même plus quoi penser d'elle. Comme la première fois où sa mère l'avait sommée de ranger sa chambre. Elle était tellement excitée à l'idée d'organiser son foutoir comme bon lui semblait que l'ordre de sa mère l'en désintéressa totalement, et elle se retrouva à bouder devant la porte de sa chambre, façon sitting, mais la fatigue la gagna rapidement et elle s'endormit sur place. Le lendemain, elle s'était réveillée dans son lit, dans une chambre qu'elle crut d'abord ne pas être la sienne, mais elle se rendit rapidement compte qu'on l'avait rangée pour elle. Depuis, elle n'avait pas cherché à savoir qui, quand et comment s'était débrouillé pour le faire, et s'était simplement promis de s'en occuper elle-même "comme une grande" par la suite - parce qu'elle n'avait pas spécialement apprécié qu'on jette son ours en peluche préféré avec tous les autres. Enfin, pour en revenir au contexte initial - Mona et Luca autour d'une table au Starbucks, en l'occurrence - la jeune fille ajouta en poussant la tasse vers lui :

- Goûte d'abord pour voir si c'est chaud. Je veux pas me brûler le bout de la langue.

Sourire plus mignon tu meurs, évidemment. Sinon, sa réplique serait tombée à plat, et elle se serait vue condamnée, bon, obligée à se sacrifier pour une vulgaire tasse de café, et ce n'était pas franchement dans ses plans. Oui, Mona était vachement capricieuse, quand l'envie lui prenait, mais bon, elle le valait bien, et c'était à peine si elle le faisait exprès.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://burstingHEART.over-blog.com
Luca Di Cerziti
Lux & Veritas | Very Important Yalie
avatar

Nombre de messages : 71
Age : 29
I heart : Talking, Smiling, Reading, Sleeping. In that order
Humeur : Happier than ever
Date d'inscription : 03/02/2008

MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Mer 6 Fév - 2:33

Il fallait donc croire qu’il avait bien fait de se lever si tôt, et même de se résoudre à quitter sa chambre. La matinée de Luca qui avait déjà fort bien commencée, venait d’être embellie par la délicieuse présence de l’Italienne devant laquelle il était à présent assis. Il faisait bien de ne jamais rien prévoir, car au moins, il n’avait ainsi rien à déplorer. Et que, de toutes manières, même si il prévoyait quelque chose, il se passait toujours un évènement inopiné qui faisait qu’il n’y était jamais au bon moment. Pauvre Luca, d’ailleurs, une victime des horloges et des emplois du temps : durant ses années de lycées, il avait traumatisé tous ses professeurs qui n’arrivaient pas à comprendre comment il se débrouillait pour toujours arriver en classe avec dix minutes de retard. Chose qu’il ne comprenait d’ailleurs pas non plus lui-même, compte tenu du fait que même avec la meilleure volonté du monde, il avait des plus grands mal à se rendre à l’heure à des endroits, qui, certes, n’étaient pas des plus amusants possibles à première vue. On pourrait prendre cela pour un gêne développé au cours d’années de pratiques…

Il trouvait donc merveilleux de retrouver déjà la jeune femme quelques jours à peine après leur arrivée. Non qu’il ne se soit pas fait d’intéressantes connaissances entre temps, mais Luca avait l’habitude désastreuse de beaucoup apprécier les personnes qui semblaient n’avoir rien contre sa compagnie. Avec un caractère aussi facile que le sien, il n’était pas difficile de comprendre pourquoi il était si sociable, d’ailleurs, en y pensant tout à fait, rares étaient les personnes qu’il n’aimait pas voir, qu’elles soient ou non heureuses de le voir… Ce qui devenait tout à fait compliqué, le jeune homme ayant, il est vrai, l‘esprit pas mal confus la plupart du temps. Il avait rencontré Mona le jour même où il devait quitter sa terre natale pour découvrir le monde, et dans le lieu même qui devait l’y conduire, et avait vu cela comme un présage de bonne chance. Non qu’il soit superstitieux ou quoi que ce soit, mais dites vous seulement que si il s’était retrouvé seul en première classe avec une vieille femme qui lui tapait sur la tête à coups de papiers journaux, il n’aurait guère été aussi positif quand à son avenir sur le territoire américain, et il voyait donc la jeune femme un peu comme un porte bonheur : il avait même trouvé un billet d’un dollar lorsqu’il avait quitté l’aéroport Kennedy à la recherche d’un taxi. Vous me direz que pour quelqu’un qui héritera de l’empire Ferrari et de deux ou trois petites choses du même genre, ça ne représentait pas non plus l’Eldorado, mais il s’agissait de Luca, après tout, et ça n’était pas comme si Mona n’avait pas eu un rire des plus délicieux.


« Je t’emmènerais le voir » répondit-il avec un nouveau sourire qui fit apparaître les fossettes qui se creusaient dans ses joues et donnait à son visage un air enfantin. « Il sera ravi de voir une étudiante qui ne vient pas pour acheter des manuels… Apparemment, il ne vend plus que ça, et cela le désole, le pauvre libraire, il adore les romans : tu feras la Belle, et je ferais… Gaston, et nous aurons tous nos personnages, puisque nous en sommes à la partie de l’histoire où la Bête n’apparaît pas encore. »

Un serveur arriva et servit à la jeune femme ce qu’elle avait apparemment commandé. . La jeune femme observa sa boisson quelque secondes, comme si elle attendait qu’un phénomène particulier se produise, et lui demanda si il voulait commander quelque chose.

C’était vrai que, en y pensant, ils étaient dans l’enseigne d’un café des plus populaires, dans lequel flottaient des odeurs des plus alléchantes, surtout pour un estomac vide comme celui de Luca. En se levant, il n’avait pas une seule fois songé à déjeuner, ni même d’ailleurs lorsqu’il avait quitté l’hôtel. La chose lui avait traversé l’esprit une seconde avant qu’il ne découvre la librairie, et s’était ensuite envolée vers d’autres cieux, le jeune homme ayant une certaine tendance à l’étourderie.

Prendrait-il quelque chose au fait? Si on se rapportait à l’idée précédemment énoncée, à savoir, qu’il avait faim, ET qu’il était dans un endroit qui faisait de la nourriture à la chaîne, il pouvait se considérer comme en plein dans un dilemme. Luca n’était pas du genre difficile, mais avait toujours douté ce qui était préparé un peu trop vite, ce qui était tout à son image, lui qui adorait tant prendre son temps, pour la plupart des choses du moins, mais chaque situation avait son contexte, et la nourriture était une chose avec laquelle il ne rigolait pas. Ou presque pas, il réfléchirait à l’appel de son estomac plus tard, puisque pour le moment, Mona venait visiblement de le prendre comme sujet d’expérience.

« Je me disais justement que je me méfiais des cafés préparés dans des conditions olympiques. Imagine que ta boisson ait été préparée si vite que ton café n’ait pas un vrai goût de café, mais qu’il ait prit un goût de… Capuccino? »

Un regard prétendument inquiet vers la jeune femme, il avait presque l’air de celui qui risquait sa vie(il n’avait pas été acteur pour rien), puis il attrapa la boisson presque délicatement, et tel le Lancelot italien, goûta une gorgée et dit alors d‘un air triomphant :

« Ha-ha! Ça n’est pas du café! » Le fait qu’il ne connaisse pas grand-chose en boissons chaudes, et qu’il aurait été incapable, honte à lui, de faire la différence entre un cappuccino et un viennois pour la simple et bonne raison qu’il ne buvait que du café faussait un peu son jugement. « Mais… je dois admettre que ça n’est pas mauvais. Et pas bouillant. Peut-être que je vais prendre la même chose » termina-t-il en souriant.

Il parut se souvenir de quelque chose, et ajouta ensuite : « D’ailleurs, puisque tu n’attends personne et que je suis esseulé, me ferais-tu l’honneur de m’honorer dans une visite de ce village qui n’attendais que nous? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.duty.up-your.com
Mona Fletcher
Bella Ragazza | Lovely Child
avatar

Féminin Nombre de messages : 443
Age : 23
I heart : Working hard hard hard.
Humeur : UP.
Date d'inscription : 24/12/2007

MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Ven 8 Fév - 2:02

HJ. Post n-u-l.

Mona n'était pas tout à fait contre de jouer la Belle, mais elle était convaincue que Luca aurait fait un très mauvais Gaston. Après tout, ce triple idiot n'était qu'un macho et rien de plus comme elle les détestait, et Luca était loin de lui ressembler. Ca semblait un peu trop tôt pour émettre un jugement pareil, mais la jeune fille avait le don quasi-infaillible de ne jamais se laisser tromper par ses premières impressions. En effet, bien qu'accordant sa confiance que très difficilement, il lui arrivait de se sentir tout de suite en sécurité avec certaines personnes en particulier, et elle était alors sûre qu'ils avaient un bon fond. Et puis, quelque soit son idée du jeune Italien, il n'en restait pas moins adorable, et particulièrement mignon, alors ce n'était sûrement pas d'main la veille qu'elle allait se plaindre d'être en sa compagnie. Mais bref, inutile de s'étendre là-dessus. Mona avait tout de même en tête de finir major de promotion à Yale, et ce n'était pas en papillonnant un peu partout qu'elle allait y arriver - même si, inconsciemment, elle se sentait beaucoup plus à l'aise avec des garçons qu'avec ses consoeurs de garces (oui, la majorité des filles qui avaient mystérieusement été acceptées à Yale étaient des garces de première). Donc elle n'allait pas culpabiliser pour être sortie de son appart' deux secondes, si ? En plus, elle avait sérieusement envie de faire cette visite avec Luca. En fait, elle avait très envie de faire cette visite tout court. Elle aurait très bien pu se faire accompagner d'une bête à quatre pattes qu'elle n'aurait pas vraiment fait de différence. Non pas qu'elle comparait le jeune homme avec un animal ou quoique ce soit, mais elle ne tenait pas à perdre le peu d'indépendance qu'elle avait acquis au profit d'un homme - qu'on se le dise bien. Evidemment, elle se garda bien de ne pas partager sa théorie à toute l'assistance, parce que les rares fois - qui n'étaient pas si rares que ça, en fait - où elle avait dit tout haut ce que les autres pensaient tout bas, ça n'avait jamais été réellement concluant. A croire que les gens se complaisaient parfaitement dans leur routine et ce que leur imposait le gouvernement comme nourriture, comme vêtements et j'en passe. D'ailleurs, la jeune fille se demandait comme des personnes comme Coco Chanel avaient réussi à se faire entendre. Ok, elle était loin d'arriver au stade de vouloir révolutionner les choses, donc arrêtons-nous là, et reconcentrons-nous sur la conversation qui tournait autour du café de la jeune fille. Celle-ci répondit en souriant vaguement, mais d'une voix toujours aussi enjouée :

- En tous cas, je leur donne un bon point pour être efficaces en plus d'être rapides. Je crois que j'ai déjà trouvé mon QG à New Haven.

Et ouais. Elle n'allait pas faire tous les cafés pour se décider. Et de toutes façons, Starbucks était LA référence en matière de cafés, hors Italie, évidemment, alors pourquoi voudrait-elle se casser la tête pour aller chercher ailleurs ? Une fois encore, elle qui aimait bien penser par elle-même se laissait diriger dans des décisions aussi banales que ça, ce pour quoi elle se promit de quand même essayer autre part, sans en avoir vraiment la volonté ni la motivation. Le genre de résolutions qu'on met sur un post-it et qu'on oublie une fois le post-it accroché sur le frigo, l'endroit par lequel on passe inévitablement plus de trois fois par jours, en somme.

- D'ailleurs, je t'honore volontiers pour faire le tour de la ville, mais j'emporte mon café avec moi. Ou alors je le bois en deux secondes. Plutôt.


Ouh la radine. Enfin, l'économe, of course. Mais elle ne l'avait même pas encore goûté, son double espresso. Elle porta alors la tasse de café à ses lèvres finement tracées et en but une gorgée, qu'elle trouva goûteuse et à peine brûlante - comme quoi on ne lui avait pas menti (a) - , puis elle s'empressa de siroter le reste. Du moins jusqu'à ce qu'elle ait vidé la moitié de la tasse. Elle s'humecta ensuite les lèvres, genre miam-ce-café-est-trop-bon, puis elle sourit à Luca et se leva de sa chaise, impliquant au jeune homme d'en faire de même. Honnêtement, elle avait hâte de découvrir tous les coins et recoins de la ville qui n'avait pas l'air d'être bien grande ni aussi vivante qu'elle préférait les villes, mais elle avait au moins le mérite de tout de suite vous faire sentir chez vous, et personnellement, ça la boostait. En plus, il fallait absolument qu'elle repère quelques endroits sympatoches où pouvoir bosser tranquillement quand elle en aurait marre de son appartement - ou de ses colocataires, au choix. A Rome, elle avait l'habitude de toujours aller chez un glacier avec son MacBook et de travailler sur les projets qu'elle avait commencés et qu'elle avait tardé à achever, ou tout simplement pour lire au soleil, avec une glace avec des tonnes de boules à moitié prix parce que le monsieur gérant craquait visiblement pour elle. Enfin, ça lui paraissait tellement loin, à présent. A croire qu'il y avait des années de ça qu'elle n'avait pas mis les pieds chez elle - alors qu'elle venait à peine d'en partir, c'est dingue.

- J'viens d'avoir une idée. Je parie qu'on est les premiers Italiens à avoir foulé cette terre, je veux implanter notre drapeau quelque part, comme pour la lune avec Neil machin l'américain. Ou pas forcément un drapeau, ça fait trop forces de l'armée nationale. Un énorme ITALIA sur un arbre, ça risque pas de s'effacer.

Tout en parlotant, ils avaient déjà atteint la porte de sortie et Mona jeta un regard sur ce qui les attendait avec un enthousiasme qui en devenait agaçant, même pour elle. Elle ne comprenait pas pourquoi l'idée simple de débuter une sorte de nouvelle vie la mettait dans tous ces états. Comme si elle n'avait pas prévu depuis ses dix ans qu'elle allait entrer à Yale et exploser tous les records.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://burstingHEART.over-blog.com
Luca Di Cerziti
Lux & Veritas | Very Important Yalie
avatar

Nombre de messages : 71
Age : 29
I heart : Talking, Smiling, Reading, Sleeping. In that order
Humeur : Happier than ever
Date d'inscription : 03/02/2008

MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Dim 10 Fév - 3:23

[Naaan j’adoore =)]

N’allez pas penser que Luca faisait une fixation sur le dessin animé de Disney, ni même qu’il faisait une fixation sur les dessins animés. Et quand bien même, il serait difficile de l’en blâmer, le jeune homme ayant conservé un esprit tout à fait enfantin. Il ne fallait en effet pas s’étonner de le voir avec le même enthousiasme qu’un gamin à un jeu qui venait tout juste de sortir, d’être le premier à vouloir essayer telle ou telle attraction dans un parc du même nom, ou de lancer une idée stupide comme faire une course autour d’un lac un jour de pluie. En l’occurrence, il s’avérait que le jeune homme était un grand amateur de cinéma de toute sorte : il visionnait à peu près tout ce qui se passait sur grand ou petit écran, et il se trouvait qu’il était tombé la veille sur une diffusion du célèbre Disney, qu’il s’était mit à regarder avec autant d’intérêt que ça avait été un débat politique de la plus haute importance. De plus, il avait une imagination débordante, et se plaisait à supposer fiction et réalité, ce qui expliquait alors qu’il compare tout ce qu’il voyait avec la belle et la bête, et après avoir médité pendant quelques minutes sur son personnage dans le dessin animé, il s’était mis en tête qu’il aurait fait un excellent Gaston, car après réflexion ce dernier n’était pas aussi stupide qu’il en avait l’air. Après tout, ce qu’il avait fait, même si c’était par pure méchanceté, avait été dans le seul but d’épouser celle qu’il aimait, ce qu’il trouvait malgré ce qu’on pourrait en dire tout à fait noble. Certes Luca n’aurait peut-être pas agit de la même manière, mais en même temps il faisait rien non plus d’excessif pour cultiver son physique, et ne se prenait pas non plus pour le garçon le plus beau de la planète. Mais ça n’était parce que les temps changeaient, non?

Un nouveau sourire illumina le visage du jeune homme lorsqu’elle accepta de visiter New Heaven en sa compagnie, et il s’amusa de la voir s’emparer de sa tasse et de boire précipitamment son contenu.

Se levant à sa suite, il attrapa le sac contenant son bouquin, et suivit la jeune fille jusqu’à la sortie.

« … Par contre je suis pas sûr que l’anonymat soit tout à fait authentique, avec notre accent repérable à 100 mètres… » lui répondit-il, avec un sourire, car comme on avait pu le remarquer, il souriait beaucoup.

Ils atterrirent dans la rue. C’était marrant, Luca était toujours dans l’état d’esprit du touriste. C’était difficile de s’imaginer qu’il allait vivre ici pendant toute l’année revoir les mêmes personnes et les mêmes murs qui étaient plutôt gris. Il ne pouvait pas non plus se mettre en tête qu’il allait devoir reprendre les cours, alors que le ciel était si bleu, et qu’il lui semblait entendre les oiseaux chanter.

Et l’idée de Mona avait commencé à germer dans son esprit vagabond :

« Allons chercher un endroit ou planter notre drapeau! » s’exclama-t-il à la manière d’un capitaine de navire, ce qui fit sursauter une femme qui se tenait non loin d’eux, et qui serrait contre elle un caban plein de légumes verts.

Ils se mirent alors à marcher à travers New Heaven, Luca observant chaque boutique d’un œil distrait tendit qu’il balançait nonchalamment le sac contenant son livre. Que cherchaient-ils? On ne le saurait jamais. Un endroit sur lequel ils pourraient écrire le mot Italie en lettre géante, qui servait de bonne raison pour une promenade.

« Si j’avais un avion sous la main, j’aurais été tagguer le ciel, avec des loopings. Italia dans les nuages, ça serait un nouveau genre. Tout le monde saurait qu’on est là. Enfin, aurait-il encore fallu que je me souvienne des rares cours de pilotage que j’ai pris… »






[Raaah désolée j'avais écrit un pavé et ya eu la fenetre voulez vous sauvegarder et jai fait "Nan" --' Tout réécrire jai dû =S ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.duty.up-your.com
Mona Fletcher
Bella Ragazza | Lovely Child
avatar

Féminin Nombre de messages : 443
Age : 23
I heart : Working hard hard hard.
Humeur : UP.
Date d'inscription : 24/12/2007

MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   Mer 13 Fév - 23:17

HJ. Arg, dur =s

Mona éclata une nouvelle fois de son rire de petite fille, et s'accrocha tout de suite au bras du jeune homme puisqu'elle avait failli trébucher sur un caillou plus gros que la moyenne et qu'elle n'avait vraisemblablement pas vu. On la croit tous. Oui, quelque chose dans les cieux, ça aurait été pas mal, bien qu'éphémére, puisqu'une traînée de fumée blanche ne durait jamais éternellement. Et puis elle voulait quelque chose de rigolo - même si l'idée seule de faire des loopings dans un avion ne lui déplaisait pas foncièrement - et elle décida que, tout compte fait, elle n'avait pas réellement dans l'idée de se creuser les méninges, alors mieux valait laisser à Luca le soin de se charger d'avoir LE coup de génie qui leur profiterait à tous les deux (a). Bref, gros réflexe de grosse flemmarde, on ne va pas lui en vouloir puisque ça ne lui prend que de décennie en décennie, ce n'était pas comme si c'était le genre de filles à traînasser dans le lit jusqu'à quatre heures de l'après-midi et se planter devant la télévision avec un paquet de chips à moitié entamé. Quelle horreur. D'ailleurs, elle se rappelait parfaitement la seule et unique fois où on l'avait forcée à en faire l'expérience. Elle était restée étalée sur le canapé du salon avec des amis, à regarder des DVDs déjà visionnés un millier de fois, en se goinfrant de cochonneries qui allaient des cookies doublement enrobés de chocolat aux paquets de céréales au miel. C'était triste à voir - et particulièrement éprouvant pour la jeune fille qui ne tarda pas à renouer avec son quotidien en s'empressant de ranger de A à Z toutes les chambres de la maison - mais au moins, elle pouvait affirmer sans le moindre doute qu'elle détestait par-dessus tout ce genre d'activités oh comme trépidantes. Pourtant, pour l'instant, elle aurait bien eu envie qu'on décide tout pour elle, qu'on l'emmène n'importe où, pourvu qu'elle puisse s'amuser. C'était sa grande préoccupation du moment, étant donné que les cours n'avaient pas encore réellement commencé. Elle fit alors part au jeune homme de ses réflexions philooosophiques :

- Ouaip, ça pourrait être cool, même sans les cours de pilotage, en fait, mais sans l'avion, ce serait vachement moins évident. Tu as autre chose en tête ? ajouta-t-elle en voyant la malice briller dans les yeux du jeune home.

Luca avait l'air de quelqu'un qui n'avait jamais été malheureux de sa vie - sans vouloir lui porter la poisse, bien entendu. Il avait constamment un air de petit enfant qui regardait un dessin animé pour la première fois et qui s'endormait avant que les choses ne s'enveniment pour ses héros préférés. Et c'était a-do-rable. Quoiqu'en fait, Mona n'y songeait pas vraiment. Elle se sentait simplement à l'aise avec lui, mais elle ne prenait pas la peine de détailler le pourquoi du comment de la chose. D'ailleurs, elle-même n'aurait pas su l'expliquer, et honnêtement, elle s'en fichait pas mal. Il n'était pas idiot, et c'était amplement suffisant, genre. En tous cas il ne paraissait pas l'être. Bizarrement, Mona se fiait beaucoup à son efficacité de jugement, et si les personnes qu'elle rencontrait ne lui plaisaient pas dès le départ, il était difficile de lui faire changer d'avis à leurs propos. ce n'étaient pas les apparences qui lui importaient le plus, c'était surtout ce qui se dégageait de la personne et la façon dont ladite personne se comportait avec son entourage, ou face à telle ou telle situation. Etrangement, la jeune fille arrivait à déceler ce genre de choses d'un seul regard. Pas toujours, évidemment, mais la plupart du temps, oui. N'allez pas chercher loin, son père lui avait refilé le gène, et ce n'était pas vraiment contagieux pour que vous vous retrouviez du jour ou lendemain avec cette capacité que tout le monde préférerait avoir. Ok, elle ne s'en vantait pas, mais elle en était consciente, et ça lui plaisait bien, au fond. Au moment où elle arrêta le fil de ses pensées, quelques habitant de New Haven les dévisagèrent d'un air curieux, mais pas mauvais en soi. Elle sourit en songeant à la remarque de Luca et confirma :

- Je crois que notre accent fait déjà tourner les têtes.

Joie. Comme si c'était vraiment la raison pour laquelle elle avait trimé jour et nuit pour entrer à Yale : faire tourner les têtes. Mais bon, hein, elle n'allait pas se priver de faire la remarque non plus. C'était assez sympa, de se trouver dans des endroits inconnus. Alors qu'elle venait de terminer sa phrase, ils s'étaient d'ailleurs déjà éloignés de l'enseigne du Starbucks et marchaient le long d'une rue assez vaste longée de parts et d'autres par de nombreuses boutiques qu'il lui tardait de visiter. Pas les boutiques qui creusaient d'énormes trous dans votre porte-monnaie, simplement les petites librairies, les boutiques de vêtements pas chers mais très jolis, celle pour les animaux et tout et tout. Limite si elle ne se croyait pas sur le chemin de traverse, comme dans Harry Potter, mais pour elle, ça en avait tout l'air. Elle avait lu les livres en version originale et avait aussi vu quelques uns des films, les trouvant de plus en plus nuls à mesure que la fin approchait mais il n'empêche qu'elle avait été émerveillée par le tout premier film paru. Ce genre de trucs, ça marque à vite. Tout le monde le sait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://burstingHEART.over-blog.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: There's a guy behind the window. | Lucaa.   

Revenir en haut Aller en bas
 
There's a guy behind the window. | Lucaa.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ma presentation
» a window to the past feat. melfice
» Probleme avec windows 8
» A window in the Past...
» windows phone

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gossip Girl RPG - Lux & Veritas, welcome to Yale :: New Haven : It all happens here. :: Evening time :: Starbucks Coffee-
Sauter vers: